L’AFNUM était à Mondial Tech

Mondial tech qui s’est déroulé du 1er au 6 octobre 2018, était la première édition d’un nouveau salon dans le mondial de l’Auto pour parler de la Tech dans la mobilité.

L’AFNUM a souhaité être présente sur cet événement pour rendre visible l’importance du dialogue entre nos entreprises et celles de la filière automobile, et a pu réaliser ce projet grâce au partenariat avec Nokia, membre de notre organisation.

En effet, nous parlons de véhicules « autonomes » qui ont, à ce stade, peu de connectivité nécessaire à l’automatisation mais indispensable à l’agrément et à l’efficacité des déplacements (traffic, météo, infos parking, alerte).

Pour traiter ces informations, il faut que les véhicules soient dotés d’une forte puissance de calcul embarquée avec une intelligence artificielle intégrée, de nombreux capteurs, une cartographie étendue et précise et donc de grande quantité de mémoire. Mais les mises à jour de ces grands volumes de mémoire (algorithme IA et cartographie) doivent également pouvoir bénéficier d’une connectivité à haut débit en temps masqué (quand le véhicule n’est pas utilisé).

Rapidement, il va apparaitre des véhicules automatisés moins autonomes (vis-à-vis de l’extérieur et entre eux) et qui vont avoir besoin d’une connectivité forte (à la fois en débit, en latence et en masse). Si la connectivité s’améliore, les puissances de calcul embarquées seront plus faibles, la capacité de calcul et le traitement des capteurs peuvent être virtualisés dans le cloud grâce aux réseaux de type 5G.  La cartographie peut également être mise en cache autour d’un itinéraire donné.

Dans tous les cas de figures d’étape de progression de la technologie, il faut en amont préparer les difficultés liées aux homologations de véhicules et notamment des systèmes apprenant (notamment dans le cas d’utilisation d’intelligence artificielle).

En matière de véhicules, les infrastructures (routes, points de recharge des véhicules électrique, réseaux de données) sont également de première importance.

Il est donc important de s’interroger sur les calendriers à court mais aussi à plus long terme des différents types de connectivité. Les apports de la 5G (débit, latence, nombre d’objets connectés, virtualisation, slicing) seront cruciaux pour rendre possible certaines des applications et performances qui sont attendues. En effet, la virtualisation des réseaux qu’offre la 5G doit permettre un slicing « véhicule automatisé » sans nécessairement un support physique dédié véhicule et localisé uniquement ou en priorité sur les axes routiers (comme l’ITS-G5).

  • Il faut rapidement mettre en place des expérimentations permettant une « cross fertilisation » des 2 mondes télécommunication et automobile; car si la technologie répond souvent à des cas d’usage, elle peut aussi en générer de nouveaux.

TEMOIGNAGE DE LUC CHATEL

"Si j'avais 20 ans, je rêverais d'être ingégneur dans l'automobile pour inventer le futur"

"Si j'avais 20 ans, je rêverais d'être ingénieur dans l'automobile pour inventer le futur." Au moment où la France recutre plus de 8.000 ingénieurs par an dans l'automobile, Luc Chatel s'exprime devant des étudiants réunis au Mondial de l'Auto.

Publiée par PFA - Plateforme automobile sur Jeudi 4 octobre 2018