Collecte des téléphones mobiles : les acteurs de la filière française se mobilisent

Dans le cadre de la Feuille de Route pour l’Economie Circulaire (FREC) publiée en avril 2018, l’AFNUM a lancé avec une quinzaine d’autres organisations, une étude pour favoriser la reprise des anciens téléphones mobiles, afin qu’ils soient réemployés ou recyclés. Eco-organismes, opérateurs télécoms et acteurs du réemploi se sont réunis dans un comité de pilotage piloté par l’AFNUM et avec la participation de l’ADEME, afin de déterminer quels leviers d’actions permettraient de répondre à cet enjeu national.

Lancée il y a quelques mois et finalisée cet été, l’étude a pour but de mieux diagnostiquer la situation pour proposer des mesures adaptées et proportionnées.

Comprendre pour mieux agir

La première étape de l’étude a consisté à travailler sur l’état de la situation : cartographier les acteurs et les flux, qualifier et quantifier autant que possible, interroger les utilisateurs sur leurs pratiques et étudier les exemples d’autres pays.

Les chiffres suivants ressortent de cette analyse :

  • entre 54 et 113 millions

    de téléphones dormants dans les tiroirs des français

  • 5 à 9 millions

    d’appareils d’occasion reconditionnés et revendus chaque année

  • entre 0,3 et 0,5 million

    d’appareils collectés par les filières agréées de recyclage par an

Cette première étape de compréhension et de diagnostic n’a été rendue possible que grâce à la mise en place d’une gouvernance à deux niveaux impliquant l’ensemble des acteurs de l’écosystème du téléphone portable. (Retrouver le détail des organisations dans le rapport)

De manière à capitaliser sur la dynamique engagée, le collectif prévoit de pérenniser la démarche dans la mise en place d’un observatoire de la téléphonie dont l’objectif sera de mettre à jour les données de manière régulière et de monitorer les mesures proposées dans le rapport.

Proposer des solutions concrètes

L’analyse des pratiques internationales de collecte, et l’enquête consommateurs met clairement en avant le fait qu’il n’existe pas de système unique de collecte, et que seule une approche systémique de mesures complémentaires permettra d’accroître le taux de collecte, en actionnant simultanément les leviers de la sensibilisation, de la communication, de la confiance et de l’incitation.

Parmi la douzaine de mesures proposées :

  • Sensibiliser le grand public

    Exemple : campagne de communication à l’occasion des Jeux Olympiques Paris 2024, valorisant la fabrication des médailles olympiques à partir des matériaux recyclés issus des équipements collectés.

    Cette proposition est inspirée de ce qui a été mis en place pour les JO de Tokyo 2020 et qui a permis de collecter plus de 6 millions de téléphones.
    Lors de sa conférence de presse du 14 novembre dernier, le Conseil National de l’Industrie a confirmé le lancement de cette initiative (pour en savoir plus)

  • Mieux communiquer sur les dispositifs de collecte

    Exemple : mise en ligne d’un annuaire national des lieux et acteurs de la collecte et de la reprise des mobiles pour regrouper et centraliser l’ensemble des informations pertinentes pour les consommateurs

L’AFNUM s’est particulièrement impliquée dans cette démarche collective et engagée. Notre objectif est clair : sortir les téléphones des tiroirs et pérenniser le geste de tri des utilisateurs. Challenge accepted!

L’AFNUM en parle…

Atelier du G7 sur le thème de la durabilité des produits organisé par la Commission européenne et le Ministère Français de l’environnement le 19 novembre 2019

Etats Généraux du Réemploi organisés par la Fédération Rcube le 21 novembre 2019

La presse en parle…