Etude sur les tendances photo 2026

L’Alliance Française des Industries du Numérique publie ce jour, en partenariat avec le Salon Photo & Vidéo, la 11ème édition de l’étude sur les tendances de la pratique photo en France.

Intitulée « Image fixe, appareil, papier : les fondamentaux de la photo résistent aux révolutions technologiques », cette étude a été réalisée par l’institut Sociovision, en préparation du Salon Photo & Video 2026, qui se tiendra du 8 au 11 octobre à la Grande Halle de la Villette à Paris. Elle est le résultat d’une enquête réalisée du 8 au 23 avril auprès de 1000 personnes âgées de 15 à 65 ans pratiquants de photos.

Cette édition 2026 revêt un caractère particulier : elle paraît à l’occasion du bicentenaire de la photographie, deux cents ans après que Nicéphore Niépce fixa la première image. Elle est aussi la première à être publiée sous le nouveau nom du Salon de la Photo, qui devient le Salon Photo & Vidéo, un changement d’intitulé qui n’est pas anodin. Il traduit une réalité désormais documentée par l’étude elle-même, celle de la convergence croissante entre image fixe et image animée dans les pratiques des Français. La vidéo s’installe dans le quotidien et s’impose comme un nouveau langage visuel et artistique, notamment chez les jeunes générations. Pour autant, deux siècles après son invention, la photographie reste primordiale chez les pratiquants  : le boîtier, le tirage papier et l’album conservent une place centrale et symbolique, preuve que les fondamentaux résistent aux révolutions technologiques.

10 conclusions à retenir de l’étude

  • La photo et la vidéo s’installent dans le quotidien à un niveau record. En 2026, 60 % des pratiquants font de la photo au quotidien (contre 39% en 2015) et 37 % font de la vidéo chaque jour (contre 15% en 2018). La pratique n’est plus réservée aux grandes occasions.

  • La vidéo s’impose comme langage quotidien 32 % des pratiquants font des vidéos au moins une fois par semaine (contre 28 % 2025) et 30 % les postent chaque semaine sur les réseaux (contre 26 % en 2025). En parallèle, 57 % déclarent que les réseaux sociaux les encouragent à faire davantage de vidéos (70 % des 15-29 ans).

  • Neuf pratiquants sur dix publient des photos et vidéos sur les réseaux sociaux. 56 % publient leurs photos pour rester connectés et ne pas se couper des autres (contre 36 % en 2015 et 51 % en 2025), un réflexe qui atteint 65 % chez les 15-29 ans.

  • 69 % des pratiquants jugent qu’une photo imprimée est irremplaçable (contre 61 % en 2015) et 89 % continuent à imprimer, une proportion stable depuis 2015. Une large majorité de pratiquants photo prennent du plaisir à concevoir des albums (69 %).

  • En 2026, 50 % des pratiquants photos déclarent extraire des images de vidéos pour les imprimer. Cette pratique est ancrée largement chez les 15-29 ans (60 %).

  • En 2026, 67 % des pratiquants déclarent adorer les appareils au design rétro/vintage (contre 50 % en 2016) et 81 % les considèrent comme des objets de collection.

    56 % des pratiquants se disent nostalgiques de l’époque de l’argentique (contre 37 % en 2015), et 48 % expriment leur désir de photographier avec un appareil argentique (contre 41 % en 2025).

  • L’économie circulaire s’ancre durablement, 26 % des pratiquants ont déjà acheté un appareil photo d’occasion (contre 22 % en 2025) et 44 % y songent. 38 % des pratiquants déclarent revendre du matériel photo et vidéo (contre 33 % en 2025).

  • En 2026, 61 % des pratiquants photo utilisent l’IA dans leur pratique photo ou vidéo (contre 57 % en 2025), principalement pour améliorer la qualité des photos (50 %). En parallèle, 66 % estiment que les appareils en font « trop » à leur place grâce à l’IA.

  • Face à la montée des contenus générés par IA, 70 % des pratiquants souhaitent qu’un label permette d’identifier les photos et vidéos non créées et non modifiées par IA tandis que 67 % le jugent probable. L’authenticité de l’image devient donc un enjeu central à l’heure des 200 ans de la photographie !

  • En 2026, 78 % des pratiquants archivent leurs photos dans le cloud (contre 64 % en 2018) et, pour la première fois, 1 pratiquant sur 2 juge souhaitable que toutes les photos soient hébergées dans le cloud, ce qui représente un cap symbolique. Cloud et impression coexistent désormais massivement.